Nabile Farès

Nabile Farès : Écrivain, Poète et Psychanalyste

Nabile Farès était un écrivain et poète algérien de langue française, ainsi qu’un psychanalyste de formation. Il est né le 25 septembre 1940 à Collo, en Algérie française, et est décédé le 30 août 2016 à Paris. Il était le fils d’Abderrahmane Farès, président de l’Exécutif provisoire en 1962.

Nabile Farès a effectué ses études en Algérie puis en France, obtenant plusieurs diplômes académiques :

  • Doctorat en sociologie (1971) : Sa thèse portait sur la signification de l’ogresse dans les contes berbères, dirigée par Germaine Tillion.
  • Maîtrise de philosophie : axée sur Merleau-Ponty et la psychanalyse, sous la direction d’Emmanuel Lévinas.

Il a ensuite mené une carrière d’enseignant dans plusieurs pays : en France, en Espagne, et en Algérie. Il a notamment été maître de conférences en littérature comparée à l’université Stendhal de Grenoble et directeur d’un centre de recherches en francophonie.

À partir de 2004, il a exercé en tant que psychanalyste à l’hôpital Delafontaine (Saint-Denis) puis en pratique privée à Paris. Il a également dirigé un séminaire de recherches à l’université catholique d’Angers sur le thème de la psychanalyse et de l’anthropologie culturelle.

Thèmes Majeurs

L’œuvre de Nabile Farès est profondément marquée par l’histoire de l’Algérie, son enfance sous la domination coloniale française, et les conséquences des conflits et de l’indépendance.

  • L’Algérie et l’Identité : C’est un motif central, exploré à travers les paysages et les questions linguistiques (français, arabe, berbère, kabyle, hébreu).
  • Guerre et Décolonisation : Ses récits abordent la décolonisation, la guerre d’indépendance, et la guerre civile, religieuse, linguistique et ethnique contemporaine.
  • Critique du Nationalisme : Il exprime une critique vive du nationalisme qu’il juge « aveugle » et « étroit », le tenant pour responsable des injustices et des violences actuelles.

Œuvres (Sélection)

Œuvres

  • Yahia, pas de chanceLe Seuil, 1970, prix André-Jullien du Breuil de l’Académie française en 1971[7]
  • Le Chant d’Akli, P.-J. Osvald, 1971, rééd. L’Harmattan, 1981
  • Un passager de l’Occident, Le Seuil, 1971, prix André-Barré de l’Académie française en 1972
  • Le Champ des oliviers, Le Seuil, 1972
  • Mémoire de l’absent, Le Seuil, 1974
  • L’Exil et le désarroiFrançois Maspero, 1976
  • Chants d’histoires et de vie pour des roses des sables, L’Harmattan, 1978
  • La Mort de Salah Baye ou la vie obscure d’un Maghrébin, L’Harmattan, 1980
  • L’État perduActes Sud, 1982
  • L’Exil au féminin : poème d’Orient et d’Occident, L’Harmattan, 1986
  • L’Ogresse dans la littérature orale berbèreKarthala, 1994
  • Le Miroir de Cordoue, L’Harmattan, 1994
  • Le Voyage des exils, dessins de Kamel Yahiaoui, La Salamandre, 1996
  • Les Exilées, histoires, dessins de Kamel Khélif, Amok, 2001[8]
  • La Petite Arabe qui aimait la chaise de Van Gogh, dessins de Kamel Khélif, Amok, 2002
  • Il était une fois l’Algérie, Tizi-Ouzou, éd. Achab, 2011
  • EN ANGLAIS/IN ENGLISH: Hearing Your Story, U. New Orleans Press, 2010
  • A Passenger from The West, U. New Orleans Press, 2010
  • Exile and Helplessness, Diálogos Books, 2012
  • Maghreb, étrangeté et amazighité, présentation d’Ali Chibani, Alger, Koukou Editions, 2016.
  • L’Etrave. Voyages à travers l’islam, préface Beida Chikhi, Alger, éd. Barzakh, 2017.

Théâtre

Il a également écrit plusieurs pièces de théâtre, parmi lesquelles :

  • Dialogues d’immigrés en France
  • Histoire de Malika et de quelques autres
  • La Nuit de Benjamin,
  • Textes écrits contre un pays défunt
  • Corps tombés de guerres obscures
  • La Vie d’Héphaïstos
  • Complainte des enfants du XXIe siècle

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