Compagnies de colonisation en Algérie

Compagnies de colonisation en Algérie

Ces sociétés achetaient ou recevaient des concessions de l’État pour coloniser et revendre des lots aux colons européens.

  • Compagnie genevoise de Sétif (1853-1860) – Fondée par des capitaux suisses (Genève), elle reçut 20 000 ha autour de Sétif.
  • Compagnie algéro-genevoise des Debrets (à ne pas confondre avec la précédente).
  • Société de l’Habrah et de la Médéa (capitaux marseillais).
  • Société de l’Oued Riou et du Sig.
  • Société des territoires du Sud-Oranais.
  • Compagnie franco-algérienne (années 1850-1860).
  • Société lyonnaise de colonisation (Lyon).
  • Société marseillaise de colonisation.
  • Société genevoise d’Afrique (1853-1860) – Concessions dans l’Est algérien, fusionnée plus tard.
  • Société suisse de colonisation (1854) – Projets autour de Miliana et Ténès.
  • Compagnie des colons suisses (1855) – Établissements près d’Alger.

Beaucoup de ces compagnies firent faillite dans les années 1860-1870 à cause de la mauvaise gestion, des maladies et de la révolte de 1871.

À partir des lois de 1873-1904 sur la propriété foncière et les grandes concessions, l’État concède d’immenses domaines.

  • Compagnie algérienne (créée en 1904 par fusion de plusieurs anciennes compagnies) – Elle obtint plus de 100 000 ha, surtout dans l’Est constantinois. C’était la plus grande compagnie privée d’Algérie.
  • Compagnie foncière et agricole de l’Algérie (lié aux Rothschild et autres grands banquiers).
  • Compagnie des domaines de la Medjerda et du Chélif.
  • Société de la Medjana.
  • Compagnie de l’Oued Zitoun.
  • Compagnie du Djebel Aures.
  • Société des terres domaniales de l’Algérie (1905) – Concessions dans les Hauts Plateaux.
  • Compagnie des plaines de l’Est algérien (1898) – Autour de Sétif et Batna.
  • Société foncière de l’Oranie (1875) – Domaines près de Tlemcen.
  • Compagnie des concessions agricoles du Sud (1902) – Projets sahariens limités.
  • Société de mise en valeur des terres vacantes (1880) – Redistribution de terres séquestrées.
  • Compagnie des mines de Mokta el Hadid (1845) – Première grande société d’extraction de fer en Algérie (Bône/Annaba).
  • Compagnie des phosphates de l’Afrique du Nord (créée 1898, devenue ensuite Compagnie des phosphates de Constantine).
  • Compagnie des mines de l’Ouenza (fer, début XXe).
  • Société de l’Oued-Keberit (soufre).
  • Compagnie générale des mines d’Algérie.
  • Société des mines de cuivre des Achaiches (1906-1908) – Cuivre dans l’Est.
  • Société des mines d’Afoural et Boucherf – Zinc et plomb.
  • Société africaine de Mines (1900-1903) – Mines de l’Ouenza et Mesloula.
  • Société des mines de zinc d’Aïn-Arko (1905-1921).
  • Compagnie des mines d’Aïn-Barbar (1913-1921) – Cuivre, zinc, galène argentifère.
  • Société minière de Bou-Marouf (1942) – À Alger.
  • Société des mines de Bou-Medran – Zinc à Guerrouma et Nador-Chaïr.
  • Société anonyme des mines du Bou-Thaleb – Zinc.
  • Compagnie minière et métallurgique de Caronte (1921-1929) – Mines d’Aïn-Arko et Aïn-Barbar.
  • Société minière du Nord de l’Afrique – Plomb et zinc à Batna (Tiou-K’nine).
  • Compagnie des minerais de fer magnétiques de Mokta-el-Hadid – Activités sidérurgiques.
  • Société des mines de cuivre de l’Oued-Merdja – Province d’Alger.
  • Compagnie Talabot (années 1840) – Fer et concessions minières précoces.
  • Société des mines de fer de Timezrit (Kabylie).
  • Société des mines et fonderies de zinc de la Vieille Montagne – Plomb et zinc à l’Ouarsenis.
  • Société des mines de Penarroya – Mines diverses dans l’Ouest.
  • Compagnie industrielle et minière des cuivres d’Algérie (1902-1914) – Cuivre à Hassi-Ben-Hendjir.
  • Houillères du Sud-Oranais (1947-1962) – Charbonnages de Kenadsa près de Colomb-Béchar.
  • Compagnie générale des phosphates – Gisement d’Hammam-Zaïd.
  • Société des mines de zinc de Guerrouma – Extension de Bou-Medran.
  • Compagnie des mines de fer de Gara Djebilet (précoce, 1950s) – Sahara.
  • Compagnie des chemins de fer PLM (Paris-Lyon-Méditerranée) – Exploita une grande partie du réseau algérien.
  • Compagnie Bône-Guelma (1875).
  • Compagnie franco-algérienne (chemin de fer).
  • Compagnie des chemins de fer sur routes d’Algérie (voies étroites).
  • Compagnie des chemins de fer algériens (1860-1863) – Lignes Alger-Blida, Oran-Saint-Denis-du-Sig, Philippeville-Constantine.
  • Compagnie des chemins de fer de l’Est-Algérien (1876-1914) – Réseau de Constantine.
  • Compagnie des chemins de fer de l’Ouest-Algérien (1877) – Réseau d’Oran.
  • Compagnie des chemins de fer algériens de l’État (CFAE) (1908-1938) – Réseau est et ouest.
  • Compagnie du chemin de fer de Nemours à Marnia et prolongements (1911).
  • Compagnie du chemin de fer de Tlemcen à Béni-Saf (1924, 69 km).
  • Société d’études du chemin de fer transafricain (1912-1935).
  • Société du chemin de fer transsaharien – Projets sahariens inachevés.
  • Compagnie des chemins de fer algériens (1933) – Puis SNCFA (1960-1962).
  • Réseau Oranais de l’État (1916-1927) – Lignes d’Oran.
  • Compagnie des chemins de fer de ceinture – Lignes secondaires autour d’Alger.
  • Société de construction des Batignolles (1874-1877) – Bône-Guelma.
  • Compagnie PLMA (1921) – Fusion partielle avec CFAE.
  • Banque de l’Algérie (1851-1962) – Émettait la monnaie, finançait la colonisation.
  • Crédit foncier et agricole d’Algérie (créé en 1880).
  • Compagnie algérienne de crédit et de banque (liée à la Banque de Paris et des Pays-Bas).
  • Banque de l’Afrique française et des pays d’Orient (1912-1922) – Agences à Bône.
  • Alliance africaine, Compagnie française d’assurances et de réassurances – Basée à Alger.
  • Compagnie générale transatlantique (années 1880) – Liaisons maritimes Alger-Marseille.
  • Compagnie de navigation mixte – Transports vers la métropole.
  • Compagnie des messageries maritimes – Escales en Algérie.
  • British India Company – Escales mensuelles à Alger.
  • Société de construction des Batignolles – Infrastructures générales.
  • Société des ciments Portland de l’Afrique du Nord (1920-1928) – Oran-Arcole, Alger-Pointe-Pescade.
  • Compagnie française du zinc (1916-1926) – Salindres et Berre-l’Étang.
  • Société des brasseries-malteries Kessler (1900) – Alger et Bône.
  • Société d’armement fluvial et maritime (Soflumar) – Transports pétroliers et vins.
  • Société d’acconage et de charbons de Tunisie – Extensions en Algérie.
  • Compagnie des eaux thermales et du domaine de Korbous – Stations thermales côtières.
  • Société générale Paris-Tunis – Casinos et hôtels à Alger.
  • Société des voyages et hôtels nord-africains (SVHNA) – Tourisme.
  • Compagnie des stations hivernales africaines (L. Orosdi) – Hôtels et casinos.
  • Société Caruana frères – Concessions automobiles à Alger et Oran.
  • Société des phosphates et superphosphates de Tebbaka (1925-1933) – Tebbaka.
  • Société des phosphates tunisiens (1904) – Extensions en Algérie.
  • Société tunisienne d’embarquement de phosphates (1953) – Ports algériens.
  • Société Sidi-Bou-Aouane – Mines et fonderies de plomb.
  • Compagnie industrielle des pétroles de l’Afrique du Nord (1916-1925) – Forages.
  • Société tunisienne des pétroles – Recherches en Algérie.
  • Heckmann (Richard) (1893-1914) – Agences à Alger et Oran.
  • Générale de transports et tourisme au Maroc (CTM) – Extensions en Algérie.
  • Gyrafrique-Nord (1953) – Aérodrome de Tit Mellil (liens Alger-Casablanca).
  • Compagnie générale de chauffage et de plomberie (B. Domec) – Infrastructures à Alger.
  • Société Hamon (Augustin) – Études coloniales générales.
  • Les Domaines de l’État géraient directement des centaines de milliers d’hectares (séquestre, habous, terres “vacantes”). Ils louaient ou concédaient à des colons ou à des compagnies.
  • Au total, entre 1830 et 1962, environ 2,7 millions d’hectares de terres ont été transférés aux colons européens, dont une part importante via ces compagnies.
  • Après 1871 (révolte de Mokrani), l’État français a repris la main et limité les grandes compagnies privées au profit de la colonisation officielle et de petits colons.
  • Ces ajouts se concentrent sur des entités documentées ; le secteur minier et ferroviaire était particulièrement dynamique, avec des fusions fréquentes (ex. PLM absorbant la CFA en 1863). Pour une liste exhaustive, les archives du Gouvernement général de l’Algérie (série L) ou des études comme celles de l’Entreprises-coloniales.fr sont idéales.

Laisser un commentaire