Said HILMI

Said HILMI

Saïd Hilmi : un pionnier du théâtre et de l’humour algérien

Saïd Hilmi, de son vrai nom Saïd Brahimi, est né le 15 mai 1939 à Azeffoun (wilaya de Tizi Ouzou). Orphelin très jeune, il est élevé par son frère aîné, Mohamed Hilmi, déjà actif dans le milieu artistique (théâtre, radio, humour). Cette éducation fraternelle joue un rôle déterminant dans son orientation vers les arts de la scène.

Enfance et débuts précoces

Issu d’une famille kabyle modeste, Saïd Hilmi grandit dans un environnement où la musique, le conte et le théâtre traditionnel font partie du quotidien. Dès l’adolescence, il fréquente les planches et les plateaux. Natif d’Azeffoun – une petite ville connue pour avoir donné plusieurs artistes –, il commence très tôt à participer à des émissions radiophoniques pour enfants et à des spectacles locaux.

Parcours artistique : du théâtre amateur à la scène nationale

Saïd Hilmi trace sa carrière dès les années 1950-1960 en participant à des troupes de théâtre amateur puis professionnel. Après l’indépendance, il s’impose comme l’un des visages familiers de la télévision et de la radio algériennes, où il développe un humour fin, souvent teinté de satire sociale et d’observation du quotidien. Il devient également parolier et compositeur, écrivant et interprétant des chansons kabyles.

Il collabore régulièrement avec son frère Mohamed Hilmi, renforçant leur empreinte commune sur la culture algérienne post-indépendance.

Œuvres et rôles marquants

Saïd Hilmi apparaît dans plusieurs films algériens et coproductions :

  • Serkadji (1982, réalisé par Hadj Rahim)
  • El Ouelf Essaïb (1990, réalisé par son frère Mohamed Hilmi)
  • De Hollywood à Tamanrasset (1990, réalisé par Mahmoud Zemmouri)
  • La Colline oubliée (1997, réalisé par Abderrahmane Bouguermouh)
  • Beur blanc rouge (2006, réalisé par Mahmoud Zemmouri)

Il est également connu pour ses nombreuses pièces de théâtre, sketches radiophoniques et télévisés, ainsi que pour ses contributions musicales en kabyle.

Événements marquants et fin de vie

Saïd Hilmi traverse plus de six décennies de vie artistique, traversant les époques du théâtre colonial, de la radio post-indépendance et de la télévision moderne. Il reste jusqu’au bout attaché à une forme d’humour populaire, généreux et observateur des réalités algériennes.

Il s’éteint le 4 août 2021 à Alger, à l’âge de 82 ans, des suites de complications liées au Covid-19. Sa disparition suscite de nombreux hommages, y compris du président de la République, soulignant son rôle de pionnier et son apport à l’identité culturelle algérienne.

Sources principales

  • Wikipédia français : « Saïd Hilmi »
  • El Moudjahid (2021) : article sur son décès et condoléances officielles
  • 24H Algérie (6 août 2021) : « Saïd Hilmi, le comédien qui trouvait que l’art était une fleur douce »
  • Archives IMDb, Africultures et YouTube (hommages et extraits)